CHRONIQUES
 

Trio génial et (jouissivement) déglingué, les Meatles, basés à Lens, font honneur à leur région et au rock garage et "multi-influencé", stylistiquement parlant, sur cet album de haute volée. Un opus qui mélange les genres sans jamais se désunir et propose dix morceaux de haute volée pour moins de trente minutes, faisant donc dans le concis et l'efficace mais aussi, et surtout, dans l'immanquablement séduisant. Ceci en se tenant délibérément à l'écart de toute démarche conventionnelle, ce qui est tout à leur honneur.
L'intro de "Hillbillies are human too", le titre introductif, donne d'emblée le ton et évoque une sorte de Jon Spencer doté d'un orgue délirant et s'adonnant aux joies du punk-rock, ce mélange au départ improbable s'avérant juste et sans failles, comme d'ailleurs le reste des titres présentés sur ce disque par les ressortissants du Pas de Calais.
Sur le second titre, cette tendance se confirme et produit le même effet par le biais de ce blues à l'anciene remis au goût du jour et "speedé" de fort belle manière, puis "Leavin' the house" offre un court et réjouissant moment de rock à la fois mélodique et tranchant, joliment rétro et lui aussi "modernisé" tout en gardant ce cachet "ancien" et cette touche de folie qui, de façon quasi-systématique sur ce disque, fait la différence et transforme tous les morceaux joués en standards du genre.
Ce "Hillbillies are human too" mériterait d'ailleurs que l'on s'arrête à chaque titre, tant chacune des plages regorge de cette douce folie et d'une inspiration omniprésente, ainsi que d'une énergie communicative.
Mais le mieux à faire, dans une telle situation, est de se procurer sans tarder cet album en forme de révélation, pour profiter sans relâche des "Stinky blue", "Jet set story" et autres "Goodbye my little room", bref de ces dix titres aux influences violentées et magnifiquement réinvesties dans l'élaboration d'un univers personnel et diablement accrocheur.
Excellent, cela va sans dire, et donc hautement recommandé. (18/10/2008)


www.myspace.com/whitekross

RETOUR