
LES
MEATLES
par EMMANUEL QUEVA //
DECEMBRE 2008
Trio déjanté d’inspiration
rock, sans concession, ce jeune
et déjà bien aguerrit
combo en provenance de Lens, se
devait de figurer dans nos colonnes.
A suivre de très près
de part son actualité avec
la sortie de leur premier album
et les concerts qu’ils donneront
en décembre dans la région
! Rencontre avec Marion et Aurélien,
sous la pensée de Paul.
http://www.lesmeatles.com
Quelle est votre histoire
?
Aurélien : Paul
jouait dans un groupe dont j’étais
fan. Nous avons liés des
liens et rapidement nous est venu
l’idée de jouer ensemble,
sans prétention, à
la guitare acoustique. Cette période
a durée un an, nous avons
joué où l’on voulait
bien de nous, dans les cafés
et autres. Je suis parti vivre
en Angleterre quelques temps et
à mon retour, je suis devenu
plus prétentieux. J’avais
beaucoup de titres mais il nous
fallait la rage. Nous avons fait
beaucoup de concerts, 80 en 4
ans alors que ce n’est pas notre
job. Marion est arrivée
un peu plus tard. Au départ
nous avions pour projet de créer
un groupe de reprise à
deux mais elle est venue sur scène
lors de notre concert en Angleterre
au Music Transfert Protocol pour
dépanner et nous avons
trouvé notre son et notre
forme à trois !
Le son Meatles ?
Nous écoutons tous des
sons relativement différents
mais tout colle. Nous avons une
influence rock, les sixties, le
british blues (Animals), psyché
excepté Paul qui lui écoute
beaucoup de world et d’easy listening
music.
Votre album possède
une grande diversité de
compositions.
Nous avons des titres vraiment
différents. A la base,
ils ont été joués
en acoustique ce qui fait que
ce sont des belles chansons. Des
titres créent au départ
en acoustique et rejoués
en électrique, personnellement,
c’est ce que je trouve de plus
beau. Les bidouillages informatiques
me gênent. En même
temps, c’est notre musique. Du
son clean influencé “Black
Music” aux riffs dégeu
des Stranglers. Nous voulions
faire un album cohérent,
pas un album compil. Nous l’aimons
car il nous ressemble. Personne
chez nous n’a fait d’école
de musique, c’est juste notre
son.
Une véritable envie
de mettre votre musique sur CD
?
L’album est le fruit de deux années
de travail et aussi pour nous
aider à démarcher
en vue des concerts. Nos démos
ne suffisaient plus.
Y a t il une différence
entre les MEATLES studio et les
live ?
C’est vraiment la même chose,
le son de l’album en était
enregistré en deux après-midi
en prise “live”, très pure.
Puis, nous avons rajouté
les voix, les sitars… Certains
groupes Rock enregistrent en trois
semaines… Si vraiment un groupe
veut créer un son rock,
il doit enregistrer en live comme
cela. Il fut enregistré
chez Johnny Kasparov, ex-Sarazvati
que j’avais rencontré à
Sheffield. Il nous l’a enregistré
comme un maître. Il est
aussi notre ingénieur du
son et producteur sur cet album.
Il nous a bien cerné, nous
a compris, si nous retournons
en studio, nous voulons que ce
soit à nouveau avec lui.
Vous faîtes partie de cette
génération où
internet a été fondamental
dans votre évolution artistique.
Oui, il nous a permis d’être
découvert par des gens
provenant d’autres régions,
ignorants qu’il se faisait aussi
de la musique sur Lens. Nous n’aurions
pas fait 80 concerts. Nous avons
des contacts avec des groupes
aux Etats-Unis, ce lien va même
nous permettre de sortir un 45
tours chez le label Hovercraft
(Oregon).
Quels sont vos projets
immédiats ?
En février, nous avons
une date avec Steve Diggle, le
guitariste des Buzzcocks que nous
accompagnerons sur quelques morceaux.
Nous allons prochainement être
accompagnés par une performance,
celle de l’ex-violoniste du groupe
Yolk de Dunkerque, Emilien. Nous
aimerions retourner aussi vite
en studio, nous avons déjà
des titres pour un nouvel album.
http://www.presto.presse.fr/entretien_groupe.php?id_groupe=149&id_entretien=60