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REPORT 5 = CRISTAL PALACE, THE
MEATLES et THE FLYIN' CADILLACS.
au BATEAU IVRE, ROUEN.
Apres avoir poussé Matiouz
à m'accompagner en ce vendredi
16 janvier, on se retrouve dans
un BATEAU IVRE qui se rempli bien
(normal il est ivre...) pour accueillir
CRISTAL PALACE (Rouen), THE MEATLES
(Lens) et THE FLYIN' CADILLACS(Rouen).
CRISTAL
PALACE démarre la soirée
avec son heu PFUNK (punk + funk
baby) en envoyant par gros passage
au rouleau compresseur ces morceaux
sirupés et mignons comme
tout, la bière en plus,
à grand coup d'élan
chorégraphique du guitariste
Maxime, qui, meme s'il joue une
note toutes les trente secondes,
assure le spectacle. On pige pas
toujours ce qui se passe dans
la cavité buccale de la
chanteuse ni cette notion de roulement
incalculé et incalculable
du batteur, mais le set est niquel,
un peu redondant, dansant des
cuisses, souvent. Le "tube"
(ou une canalisation d'évier,
on est a Rouen quand même)
THE GAME est méchamment
décortiqué façon
préhistoire (une vraie
batterie derrière oblige).
Ce rajeunissement lui va pas si
bien, comme une injection de botox
qui aurait dégénérée,
le collagène est pas rentré
dans la bonne pommette baby. PAS
GRAVE ! Leur disco punkoïde
dégénéré,
où le cri de la mouette
semble etre une façon originale
de s'exprimer de la chanteuse
Laurianne, fonctionne plutot bien
sur les slips de l'assistance.Je
sais pas si CRISTAL PALACE a retrouvé
la sortie des alcooliques anonymes,
mais nos Stinky Toys locaux ont
l'air d'aller dans ce qu'ils font.
ET CA MARCHE ! Tant mieux. Par
contre, on a des leçon
de PMA à leur filer, parce
que ils ont paumé le coté
fun de la chose quelque part,
c'est sur. Matiouz, grand fan
de CRISTAL PALACE, s'en chargera.
THE
MEATLES sont vachement plus souriants,
voir carrément débiles.
On prend peur quand on voit la
batterie rudimentaire exposée
au milieu de la scène :
un tom basse, une caisse claire,
quelques conneries accrochées
par ci par là, et une cymbale
qui a (trop) vécue. On
est presque déjà
vers la sortie. Mais c'est là
que le miracle de la sainte marie
salope de SEATLE se produit :
ces trois là, dans un délire
minimaliste au possible, reprennent,
des le premier morceaux, "Son
Of Gun" des Vaselines ! ALLELUIA
! Et qui plus est maîtrisé.
On exulte, les cheveux repoussent
de l'intérieur ! Le set,
démarré de la plus
belle des manières pour
ma part, enchainera sur des compos
plus crétines les unes
que les autres, les deux mecs
(guitare/basse/chant dans l'ordre
et alternativement) débordant
d'énergie pour évoquer
des thèmes meme pas exploitables
pour C'est Mon Choix, portés
par des riffs de BLUES jouissif,
tels qu'un van de tournée
qui pue ou les moutons, si je
me souviens bien (nan en fait
jm'en rappelle pas du tout, bon,
en fait je trouve que les moutons
ça englobe bien l'idée
que ces mecs font des chansons
sur n'importe quoi). Bon et il
faut préciser un truc :
ces trois là on un humour
QU'à eux, un truc improbable,
surement drôle dans leurs
familles respectives un sale dimanche
après-midi, mais... on
est à Rouen, la ville aux
cents clochers et au milliers
de connards dépressifs.
Autant dire que le 666 ème
degrés, au Bateau Ivre,
il faut éviter, au risque
de se retrouver devant une masse
d'incompréhension, donnant
naissance à des "BAH
RETOURNE Z'Y !" quand les
deux trublions (oui trublion !)
évoquent leurs origines
nordiques...! Seulement, pour
le vrai connaisseur de rock'n'roll
primitif que je suis (oui, vous
etes tous des tocards, qu'est
ce tu fou à lire ma chronique
d'ailleurs, crétin), on
peut carrément dire que
ces trois là envois sévère
dans le coté crasseux de
la chose rock, leur medley reprise
de BO DIDDLEY rendue complétement
folle par un desossage massif,
en atteste. On peut tomber amoureux
de la batteuse ou pas. En tout
cas ces MEATLES ne sont ni miteux
ni beatles comme ils le disent.
Enfin, leurs fringues sont flippantes
tout de même.
THE
FLYIN' CADILLACS débarquent
alors, soulageant l'attente générale
! HAHA ! Toutes proportions gardées,
les quatre bagnoles volantes (cravatées
en noirs, chemisées en
blanc) orientent leur GARAGE FEVER
direct vers un objectif simple
: vos fesses. Car ça bouge
un set des CADILLACS, à
mi chemin entre les SONICS, le
punk Obamaméricain de la
fin des 70's (on pense au MC5
de "Back In The USA"
par exemple), Greg Cadillac (chant/guitare)
vocalisant comme un méchant
Elvis, le tout porté par
une rythmique de malade épileptique.
Du HEAVY TRASH en plus bruitiste,
une utilisation sans faille de
la wah wah fait embrayer ce rock'n'roll
sous speed vers des sommets de
fureur sonore; Au milieu de leur
décharge en continue, les
CADS assurent un hymne ultime
au chiffre de BELZEBUTH (Roi des
mouches) : "Number 6"
et sa rythmique disco vous renverse
les esgourdes et reste longtemps
dans le crâne, à
force de refrain SUPER GLUE !
Après leurs reprises habituelles,
"Do You Love Me ?" (des
CONTOURS mais côté
SONICS) et "The Witch"
(et bah les SONICS, baby, justement),
le groupe entame un long rappel
(certain diront un peu trop d'ailleurs
: oui, on aura le temps de partir
pisser et revenir pour se rendre
compte que c'est encore entrain
de bouger sur le même accord)
où la batterie, devenue
rudimentaire (caisse claire, tom
basse et cymbales) se retrouve
au milieu de l'assistance, comme
à l'accoutumée à
la fin des concerts des CADS.
Le concert se fini alors dans
un CHAOS complétement incontrolable,
les amplis à fond (à
quand l'invention du volume 11
? merde !). YEAH YEAH YEAH visiblement,
ya pas que les Elektrocution en
matière de PETARADE ROCK'N'ROLL
dans notre belle (sérieux
la cathédrale mec... et
le gros horloge, tu l'as bien
vu le gros horloge ?) ville de
Rouen.
www.myspace.com/hyperea